À ne pas confondre avec le fer lui-même, la ferritine est une protéine présente dans l’organisme qui stocke le fer. Son dosage sanguin est un examen généralement prescrit pour évaluer les réserves de ce nutriment essentiel. Si un taux normal encourage le fer à assurer correctement ses fonctions, l’augmentation de ce taux peut cacher plusieurs problèmes de santé, des plus bénins aux plus préoccupants. Le présent article vous donne des informations précises sur les symptômes d’un taux élevé de ferritine.
Comprendre le rôle de la ferritine et les causes de la hausse de son taux
La ferritine est en quelque sorte le ‘’garde-manger’ du fer dans l’organisme. Elle stocke ce nutriment dans les cellules, notamment celles de la moelle osseuse, de la rate et du foie. Son taux sanguin reflète donc la quantité de fer présente dans ces organes. Un taux normal varie selon l’âge et le sexe, se situant généralement entre :
- 30 et 300 ng/ml chez l’homme ;
- 15 et 200 ng/ml chez la femme ;
- 7 à 140 ng/ml chez l’enfant.
Un taux de ferritine élevé, c’est-à-dire supérieur à ces valeurs de référence, peut avoir différentes causes. Il peut s’agir d’une inflammation chronique, qu’elle soit due à une infection ou à une maladie auto-immune, ou d’une hémochromatose. Cette dernière est une maladie génétique caractérisée par une absorption excessive du fer.
Par ailleurs, les maladies du foie telles que l’hépatite ou la cirrhose peuvent endommager les cellules hépatiques et libérer la ferritine dans le sang. Le syndrome métabolique, certains cancers (lymphome ou leucémie) et une consommation excessive d’alcool sont autant d’autres causes possibles d’un taux de ferritine élevé dans le sang.
Les symptômes qui doivent vous alerter en cas de ferritine élevée
Dans de nombreux cas, un taux de ferritine élevé ne provoque aucun symptôme. Cependant, lorsque l’élévation est importante ou qu’elle est associée à une maladie sous-jacente, certains symptômes apparaîtront :
- des douleurs dans les articulations, en particulier celles des mains, des poignets, des genoux ou des chevilles ;
- des douleurs abdominales surtout dans la partie supérieure droite de l’abdomen (sous les côtes) ;
- une perte de libido ;
- des troubles de l’érection chez les hommes ;
- une hyperpigmentation de la peau notamment au niveau des plis cutanés ;
- une fatigue chronique ;
- un diabète ;
- des troubles cardiaques (insuffisance cardiaque, arythmie).
Il est important de noter que ces symptômes ne sont pas spécifiques à l’élévation de la ferritine et peuvent être liés à d’autres affections.
Comment faire baisser son taux de ferritine dans le sang ?
Pour diminuer un taux de ferritine élevé, l’objectif principal sera de réduire les réserves de fer dans l’organisme. Deux approches principales sont utilisées à cette fin. La première consiste en des saignées régulières, un processus similaire à un don de sang où du sang est prélevé à intervalles réguliers. La fréquence des saignées est initialement plus élevée (par exemple, une fois par semaine) avant de diminuer progressivement en fonction de l’évolution de la situation.
La seconde approche repose sur l’utilisation de médicaments chélateurs de fer. Ces substances se lient au nutriment pour faciliter son élimination par les voies naturelles (urines ou selles). Ces médicaments sont généralement prescrits lorsque les saignées sont contre-indiquées ou se révèlent inefficaces.
En complément de ces traitements, il est souvent conseillé d’adopter certaines mesures hygiéno-diététiques. Vous devez notamment limiter la consommation d’aliments riches en fer, éviter l’alcool et modérer l’apport en vitamine C, car cette dernière favorise l’absorption du fer.

Élise est une passionnée de nutrition holistique et de bien-être naturel.